Jérémie
Réveille-toi ! Oui, réveille-toi, O toi qui dors
Toujours tranquille Au flanc de la prèsqu'île du sud,
Jeune beauté paysanne, Poésie gâchée,
Avilie et meurtrie Par des mains assassines
Dont le coeur reste sourd Aux accents de tes plaintes !
Ma plume, archet de violon Soupirant ton abandon,
Mêle sa voix à tes sanglots Qui baignent les entrailles du monde
A la recherche d'un passé perdu Fut-ce aux confins de "Diable-aux-enfers".
Hommage à ton courage qui feuillette Les pages de l'existence,
Belle lyre aux sons tristes, Evasions de poètes, Berceuse lapidée,
Affrontant la défaite et le désespoir. Et dans les couloirs obscurs
Des messes basses sans sermon Personne n'entendra la voix de Saint-Louis,
Jérémien dans le temps, étranger aujourd'hui.
Ohé ! les amis Recherchons la joie des Salons.
Pour sécher les larmes de Ti Amélie Fatiguée de laver les torchons de la honte.
Hollydawen's PAULÉMON